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 Cours de phonétique

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momo
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مُساهمةموضوع: Cours de phonétique   10/26/2014, 18:41

Ce cours présente quelques notions fondamentales sur la production articulatoire des sons du
langage et les divisions principales dans lesquelles le système de l'Alphabet Phonétique
International (A.P.I.) classe ceux-ci. Toutes les illustrations de ce cours sont tirées de:
Initiation à la phonétique, de J.M.C. Thomas, L. Bouquiaux, et F. Cloarec-Heiss, Paris, PUF,
1976.
Objectifs du cours :
• A la fin de ce cours vous serez capables de :
• Définir la phonétique et ses branches
• Comprendre le mécanisme de la production de la parole
• Distinguer une consonne d’une voyelle ou d’une semi-consonne
Qu'est-ce que c'est que la phonétique?
La phonétique est l'étude scientifique des sons du langage humain. Elle exclut les autres sons
produits par les êtres humains, même s'ils servent parfois à communiquer (les toux, les
raclements de gorge). Elle exclut aussi les sons non-humains.
La phonétique se divise en trois domaines:
La phonétique articulatoire s'occupe de l'activité des cordes vocales, de la bouche, etc.
qui rendent possible la parole. Par exemple, nous savons que pour faire un [p] en français, il
faut mettre les deux lèvres ensemble, sortir un peu d'air des poumons, et ensuite ouvrir les
lèvres.
La phonétique acoustique examine les caractéristiques sonores des sons du langage. Par
exemple, nous savons que le son produit par la consonne [s] en français a une fréquence plus
élevée que le son produit par une consonne comme [ ]. Comparez sou et chou.
La phonétique auditive examine les phénomènes de perception des sons du langage par
les êtres humains. Par exemple, qu'est-ce qui nous permet de saisir une syllabe accentuée?
Est-ce la durée, la force, la fréquence ou une combinaison des trois?
En même temps, il existe deux approches différentes pour faire de la phonétique: dans une
approche instrumentale, on se sert de la technologie (spectrogrammes, rayons-x) pour
l'analyse. Par contre, dans une approche impressionniste, on se sert de ses propres
intuitions pour faire l'analyse. Il ne faut pas oublier que les résultats de la phonétique
impressionniste devraient toujours être confirmés par une analyse instrumentale.
Finalement, il est possible de faire de la phonétique comparée, où on oppose deux langues
pour saisir les différences et les ressemblances entre les deux.
Dans ce qui suit nous ferons de la phonétique articulatoire impressionniste.
La production des sons
La majorité des sons du langage sont le fait du passage d'une colonne d'air venant des
poumons, qui traverse un ou plusieurs résonateurs de l'appareil phonatoire.
Les résonateurs principaux (cf. figure 1.1) sont :
• le pharynx ;
• la cavité buccale ;
• la cavité labiale ;
• les fosses nasales.
Figure 1.1
La présence ou l'absence d'obstacles sur le parcours de la colonne d'air modifie la nature du
son produit. C'est, entre autres, en classant ces obstacles éventuels que la phonétique
articulatoire dégage les différentes classes de sons décrites ci-dessous.
Pour un petit nombre de réalisations, l'air ne provient pas des poumons, mais de l'extérieur,
par inspiration. Une articulation peut aussi être engendrée par une variation de pression entre
l'air interne et l'air externe à la cavité buccale, voire même par une variation de pression
purement interne (c'est le cas des clics par exemple).
La figure 1.2 présente une vue d'ensemble des organes de la parole.
Figure 1.2
Consonnes et voyelles
La distinction entre voyelles et consonnes s'effectue de la manière suivante :
• si le passage de l'air se fait librement à partir de la glotte, on a affaire à une voyelle ;
• si le passage de l'air à partir de la glotte est obstrué, complètement ou partiellement, en
un ou plusieurs endroits, on a affaire à une consonne.
Avant d'aller plus loin, on signalera que le passage des consonnes aux voyelles ne se fait pas
de manière abrupte, mais sur un continuum. On distinguera ainsi des articulations
intermédiaires, comme les vocoïdes (par exemple les semi-voyelles) ou les spirantes.
Point d'articulation et mode d'articulation
La distinction entre mode d'articulation et point d'articulation est particulièrement importante
pour le classement des consonnes.
Le mode d'articulation est défini par un certain nombre de facteurs qui modifient la nature
du courant d'air expiré :
• libre passage, ou mise en vibration, de l'air au niveau de la glotte (sourde ou sonore) ;
• libre passage, ou non, en un point quelconque (le point d'articulation) des cavités
supra-glotiques (voyelle ou consonne) ;
• passage par une voie unique ou deux voies différentes (orale ou nasale) ;
• passage, dans le conduit buccal, par une voie médiane ou latérale (la plupart des
articulations opposées aux latérales).
Le point d'articulation est l'endroit où se trouve, dans la cavité buccale, un obstacle au
passage de l'air. De manière générale, on peut dire que le point d'articulation est l'endroit où
vient se placer la langue pour obstruer le passage du canal d'air.
Le point d'articulation peut se situer aux endroits suivants :
• les lèvres (articulations labiales ou bilabiales) ;
• les dents (articulations dentales) ;
• les lèvres et les dents (articulations labio-dentales) ;
• les alvéoles (c'est-à-dire les gencives internes des incisives supérieures, articulations
alvéolaires) ;
• le palais (vu sa grande surface, on peut distinguer des articulations pré-palatales,
médio-palatales et post-palatales) ;
• le voile du palais (palais mou, articulations vélaires) ;
• la luette (articulations dites uvulaires) ;
• le pharynx (articulations pharyngales) ;
• la glotte (articulations glottales).
Sourdes et sonores
Une réalisation est dite sourde lorsque les cordes vocales ne vibrent pas; si celles-ci entrent en
vibration, la réalisation sera dite sonore. Les cordes vocales sont des replis musculaires situés
au niveau de la glotte.
La vibration des cordes vocales est le résultat d'une obstruction de la glotte (voir la discussion
sur les modes d'articulation ci-dessus) : celles-ci vibrent sous la pression de l'air interne qui
force un passage entre elles.
Orales et nasales
Au carrefour du pharynx, le passage de l'air peut s'effectuer dans une ou deux directions,
selon la position du voile du palais :
• si le voile du palais est relevé, l'accès aux fosses nasales est bloqué, et l'air ne peut
traverser que la cavité buccale ;
• si le voile du palais est abaissé, une partie de l'air traversera les fosses nasales (l'autre
partie poursuivant son chemin à travers la cavité buccale).
Les réalisations du premier type sont dites orales, celles du second type nasales. Pour plus de
détails, voir la figure 1.3 ci-dessous.
Figure 1.3 : articulations nasales et orales
La distinction entre mode d'articulation nasal et oral concerne aussi bien les consonnes que les
voyelles.
Alphabet Phonétique International




Récapitulatif
Alphabet phonétique du français
VOYELLES CONSONNES SEMI-CONSONNES
il, vie pou, père paille, pied
blé, jouer vitre, tarama oui, nouer
lait, merci carat, kanak huile, lui
plat, patte bonbon, robe
bas, pâte dans
mort, donner gare, larguer
mot, eau photo, faon
genou, roue ceci, salami
rue, truc choir, chêne
deux, peu voyage, vous
peur, meuble maison, zozo
le, premier je, gageure
matin, brin alors, tralala
sans, vent raison, rare
bon, ombre mamie, mais
lundi, brun nounou, âne
gagner, agneau
camping, ping-pong
Description des voyelles
La caractéristique majeure des voyelles est le libre passage de l'air à partir des cavités
supraglottiques. Le seul traitement que l'air peut dès lors subir est la résonance (c'est-à-dire le
renforcement de certaines bandes de fréquences). Le timbre d'une voyelle dépendra de la
variation des éléments suivants :
• le nombre des résonateurs (buccal, labial et nasal) ;
• la forme du résonateur buccal ;
• le volume du résonateur buccal.
On dénombre trois résonateurs : le résonateur buccal, le résonateur labial et le résonateur
nasal. Si le voile du palais est relevé, l'air ne traverse pas le résonateur nasal, mais se répand
exclusivement dans le résonateur buccal ; si le voile du palais est abaissé, l'air traverse
simultanément les résonateurs buccal et nasal. Si les lèvres sont projetées vers l'avant et
arrondies, il se forme un troisième résonateur à la sortie du canal buccal, le résonateur labial ;
si, au contraire, les lèvres sont appliquées contre les dents, le résonateur labial ne se forme
pas.
Figure 4.1 : les résonateurs de l'appareil vocal humain
D'après les critères ci-dessus, on oppose :
• des voyelles nasales (présence du résonateur nasal) à des voyelles orales (absence du
résonateur nasal) ;
• des voyelles arrondies (présence du résonateur labial) à des voyelles non-arrondies
(absence du résonateur labial).
La forme du résonateur buccal est déterminée par l'emplacement de la masse de la langue
dans la bouche. A partir de là, on envisage trois cas (cf. figure 4.2 ci-dessous) :
• des voyelles antérieures (la masse du dos de la langue se trouve dans la région prépalatale),
• des voyelles postérieures (la masse de la langue se trouve dans la région post-palatale
ou vélaire),
• des voyelles centrales (la masse de la langue se trouve dans la région médio-palatale).
Figure 4.2 : voyelles antérieures (a) vs postérieures (b)
Le volume du résonateur buccal est le dernier facteur pris en compte dans l'analyse
articulatoire du timbre des voyelles. Ce volume dépend directement du degré d'aperture,
c'est-à-dire de la distance séparant le point le plus élevé de la langue du palais. On distingue
arbitrairement quatre degrés d'aperture, du premier, le plus fermé, au quatrième, le plus
ouvert.
Figure 4.3 : rôle de l'aperture
Les descriptions d'articulations vocaliques ci-dessous sont classées selon le principe suivant:
un premier classement est effectué en fonction du degré d'aperture de la bouche; ensuite, elles
sont réparties selon la forme du résonateur buccal ; puis on distingue pour chaque réalisation
si les lèvres sont arrondies ou pas. L'étude des voyelles nasales n'est pas envisagée pour
l'instant dans ce document.
Occlusives
Les consonnes occlusives sont produites par une fermeture complète du chenal respiratoire, et
non un simple rétrécissement, ce qui les différencie des continues.
L'occlusion se fait en deux temps:
• arrêt de la colonne d'air par la fermeture soudaine du chenal expiratoire;
• libération de l'air interne par le relâchement brusque de l'occlusion.
Fricatives
Les consonnes fricatives sont produites par un resserrement du chenal expiratoire qui ne va
pas, contrairement à ce qui se passe pour les occlusives, jusqu'à la fermeture complète. Ce
sont essentiellement les lèvres et la langue qui, selon leur position et leur tension musculaire
particulière, conditionnent le type de friction réalisée.
On distinguera ci-dessous des articulations fricatives proprement dites d'articulations
spirantes qui leur sont apparentées.
Lors de la réalisation d'une fricative, le passage de l'air peut se faire de deux manières :
• la langue assure le passage de l'air expiré par un canal médian, ce sont les fricatives
dorsales décrites dans la section des fricatives proprement dites, ci-dessous (cf. côté
gauche de la figure 3.13 ci-dessous) ;
• la langue forme un canal latéral pour le passage de l'air; ces articulations sont décrites
dans la section Latérales fricatives ci-dessous (cf. côté droit de la figure 3.13 cidessous)
;
• finalement, il existe des articulations fricatives pour lesquelles la forme de la langue
n'a pas d'importance : il s'agit des fricatives labiales et dentales (ce qui est logique
puisque le point d'articulation de ces productions ne se situe pas à proprement parler
dans la cavité buccale) ; ces articulations sont rangées dans les catégories fricatives
proprement dites et spirantes, ci-dessous ; leur caractère particulier est chaque fois
signalé.
Figure 3.13 : consonnes fricatives dorsales et latérales
Spirantes
Les spirantes présentent le même rétrécissement du chenal expiratoire que les fricatives, mais
la tension des organes phonateurs lors de la réalisation d'une spirante est beaucoup plus faible,
ce qui a pour conséquence, non plus de produire une friction, mais d'engendrer un effet de
résonance au point d'articulation.
En gros, il y a friction lorsque l'articulation est tendue, ce qui engendre des fricatives; il y a
résonance quand l'articulation est lâche, ce qui produit une spirantetous les autres facteurs
étant égaux par ailleurs.
Notons encore qu'on peut faire correspondre de nombreuses spirantes à des articulations
occlusives relâchées. Ces correspondances seront signalées dans les descriptions des
articulations.
Latérales
On considère généralement les articulations latérale comme des articulations particulières,
bien que, physiquement parlant, on puisse les classer parmi les fricatives et les spirantes.
On appelle ces articulations latérales car, lors de leur réalisation, le dos de la langue prend
contact avec le palais, alors que l'avant de celle-ci s'affaisse pour laisser s'écouler l'air interne
par un canal latéral ou parfois bilatéral (cf. figure 3.25 ci-dessous). À l'inverse, pour les
articulations dorsales, la langue prend appui sur les molaires, et l'air s'écoule par un canal
médian, sur le dos de la langue.)
Figure 3.25 : position de la langue pour les fricatives et les spirantes latérales
On distingue donc deux types de latérales:
• les latérales fricatives, dont l'articulation, requérant une forte tension musculaire,
ressemble fortement, à l'exception du point d'appui de la langue, à celle des fricatives ;
• les latérales non-fricatives, parfois appelées liquides, dont l'articulation est très proche
de celle des spirantes.
L'emplacement du canal latéral par lequel s'écoule l'air n'a pas d'importance : qu'il soit à
gauche, à droite ou même bilatéral, la qualité du son n'est pas altérée.
Vibrantes
Les consonnes vibrantes sont le produit d'un ou de plusieurs battements, c'est-à-dire de
vibrations, sous la pression de l'air interne, d'un des organes de la parole: pointe de la langue,
voile du palais ou luette. L'organe concerné prend contact avec un point fixe, opposé, du
chenal expiratoire. Il en résulte une ou plusieurs occlusions successives, très rapides,
accompagnées de résonances brèves. Les vibrantes sont généralement sonores (nous ne
présenterons aucune sourde ci-dessous).
On peut répartir les vibrantes en deux classes :
• les vibrantes à un seul battement, dites vibrantes battues ;
• les vibrantes à plusieurs battements, dites vibrantes roulées.
La notion de semi-voyelle
Les voyelles d'aperture maximale ont un très grand champ de réalisation et il est tout à fait
possible d'envisager des voyelles encore plus ouverte que [a] par exemple. (De telles voyelles
n'auront cependant pas de valeur distinctive face aux voyelles standards de quatrième degré
d'aperture.)
Par contre, pour les réalisations vocaliques les plus fermées, l'aperture buccale doit respecter
une dimension minimale en dessous de laquelle on n'a plus affaire à des voyelles, mais à des
consonnes spirantes ou fricatives, selon le degré de la tension musculaire.
D'autre part la réalisation des voyelles les plus fermées exige également une durée
articulatoire minimale, en dessous de laquelle on ne perçoit plus une voyelle mais une
fricative ou une spirante.
On appelle semi-voyelles les sons produits par l'un comme l'autre des phénomènes décrits cidessus,
bien que ces procédés articulatoires soient assez différents.
Fricative palatale sonore. Le son produit provient soit de l'articulation très fermée
d'une voyelle antérieure non-arrondie de premier degré d'aperture (un [i]), soit d'une même
articulation vocalique, normalement fermée, mais dont la réalisation est brève. L'articulation
consonantique correspondante est la sifflante palatale (fricative) sonore.
Fricative labio-vélaire sonore. Le son produit provient soit de l'articulation très
fermée d'une voyelle postérieure arrondie de premier degré d'aperture (un [u]), soit d'une
même articulation vocalique, normalement fermée, mais dont la réalisation est brève.
Fricative labio-palatale sonore. Le son produit provient soit de l'articulation très
fermée d'une voyelle antérieure arrondie de premier degré d'aperture (un [y]), soit d'une même
articulation vocalique, normalement fermée, mais dont la réalisation est brève.
EXERCICES
Théorie
1) Expliquez (ne donnez pas la liste) ce qu'est un lieu d'articulation et un mode articulatoire.
2) Dites comment on peut comparer le fonctionnement des organes articulatoires à un
instrument de musique. Dites lequel.
3) Est-il impossible de produire de la parole une fois que l'on a subit l'ablation des cordes
vocales? Expliquez.
4) Décrivez en utilisant les traits articulatoires les consonnes fricatives du français.
5) Décrivez en utilisant les traits articulatoires toutes les voyelles antérieures du français.
6) Donnez les différences principales entre les systèmes consonantiques et vocaliques de
l'anglais et du français.
7) Donnez la liste des diacritiques que l'on a utilisés en classe pour transcrire le français et
donnez leur signification. Donnez un exemple pour illustrer l'utilisation de chacun de ces
diacritiques.
Dites ce qu'est une cavité de résonance et donnez leur rôle dans la production de sons du
français.
9) Expliquez les buts de la phonétique synchronique et de la phonétique diachronique.
Donnez des exemples.
10) Quel lien existe-t-il entre le but de la phonétique et les composantes du schéma de la
communication de Jakobson?
11) Définissez et distinguez les trois champs d'études en phonétique.
12) Faites un schéma de la position des organes articulatoires pour les 36 sons du français.
13) Quelle est la différence entre une voyelle diphtonguée et une monophtongue? Donnez un
exemple des voyelles diphtonguées que l'on a en français canadien.
14) Quel est le timbre d'une voyelle? Quelles voyelles du français ont le timbre le plus aiguë?
Le plus grave?
15) Quelle est la fréquence fondamentale moyenne d'une voix d'homme, de femme et
d'enfant?
16) Dans la description des consonnes, quelle est la différence entre le "lieu d'articulation" et
l' "articulateur"? Donnez des exemples.
17) Choisissez 25 mots au hasard et donnez-en une transcription phonétique. Comparez vos
transcriptions à celles fournies dans un dictionnaire
18) Expliquez pourquoi il est nécessaire d'utiliser un alphabet phonétique. Donnez des
exemples.
19) Faites une liste des lieux d'articulation des consonnes et donnez l'adjectif qui leur
correspond. Par exemple, les "lèvres supérieures" donne lieu à une consonne "labiale".
20) Nommez les traits articulatoires des voyelles.
21) Nommez les deux forces opposées dans la production de parole et qui créent les
phénomènes de coarticulation tels qu'ils sont présentés dans les notes. Expliquez et donnez
des exemples.
22) Faites le schéma des organes articulatoires et identifiez les lieux d'articulation des
consonnes du françaises
La transcription phonétique
Quand on fait de la phonétique, il faut laisser de côté tout l'aspect graphique de la
langue. Ce n'est pas la forme orthographique qui prime sur la prononciation, mais
plutôt le contraire. Par conséquent, il vaut mieux agir comme si on ne savait pas
écrire quand on fait de la phonétique.
Mais il faut quand même un mécanisme pour représenter les sons. L'alphabet
normal convient assez mal à cette tâche, puisqu'une seule lettre peut correspondre à
plus d'un son (pensez au t en français) et puisqu'un seul son peut se représenter au
moyen de plus d'une lettre (pensez au son [s] en français).
Exercice: Pour chacune des lettres suivantes, trouvez les sons du français qu'elle peut
représenter et les contextes où cela se produit: c, g, h, m, t.
De même, pour chacun des sons suivants, trouvez les lettres susceptibles de le
représenter, ainsi que leur contexte: [o], [k], [n].
Quand on représente les sons d'une langue, on se sert de l'Alphabet Phonétique
International (API), un système partagé par la plupart des linguistes. Dans cet
alphabet, il existe un symbole pour chaque son. Quand on se sert de cet alphabet
pour représenter les prononciations, on entoure la représentation par des crochets.
Ainsi, pour écrire le mot chaton mettrait [ a].
Exercices :
Transcrivez en caractères orthographique les transcriptions suivantes :
Corrigé
"La bise et le soleil"
La bise et le soleil se disputaient, chacun assurant qu'il était le plus fort, quand ils ont vu un
voyageur qui s'avançait, enveloppé dans son manteau. Ils sont tombés d'accord que celui qui
arriverait le premier à faire ôter son manteau au voyageur serait regardé comme le plus fort.
Alors, la bise s'est mise à souffler de toute sa force mais plus elle soufflait, plus le voyageur
serrait son manteau autour de lui et à la fin, la bise a renoncé à le lui faire ôter. Alors le
soleil a commencé à briller et au bout d'un moment, le voyageur, réchauffé a ôté son
manteau. Ainsi, la bise a du reconnaître que le soleil était le plus fort des deux.
Les espaces relèvent de la graphie : ils n'existent pas dans la parole. Les blancs sont restitués
par convention de lisibilité, mais ne reflètent rien sur le plan sonore. Par convention, la liaison
est attachée au groupe précédent, ici on a en plus séparé chaque "phrase".
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Cours de phonétique
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